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L’INSPIRATION XVIIIe

En ce siècle des Lumières qui redécouvre les styles du passé, l’art décoratif est roi. Miroir de la fortune des grands de ce monde, les tissus fabriqués dans les célèbres manufactures françaises se parent de volutes inspirées de Pompéi et de motifs médiévaux aux teintes flamboyantes.

Vous trouverez cette inspiration dans les chambres et suites Rose et La Castiglione.

Rose

INSPIRATION XVIIIe

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Pimpante avec sa façade jaune qui donne sur une rue derrière l’église Saint-Etienne de Fécamp, la Maison Tellier possède l’atmosphère familiale d’un pensionnat de jeunes filles. Parmi les trois demoiselles qui opèrent au premier étage, il y a la pétillante Rose : cette « petite boule de chair tout en ventre avec des jambes minuscules, chantait du matin au soir, d’une voix éraillée, des couplets alternativement grivois ou sentimentaux, racontait des histoires interminables ou insignifiantes, ne cessait de parler que pour manger et de manger que pour parler, remuait toujours, souple comme un écureuil malgré la graisse et l’exiguïté de ses pattes ; et son rire, une cascade de cris aigus, éclatait sans cesse, de-ci de-là, dans une chambre, au grenier, au café, partout, à propos de rien. »

Guy de Maupassant, La Maison Tellier

LA CASTIGLIONE

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Fille unique d’un marquis de la petite noblesse piémontaise, Virginia de Castiglione reçoit une éducation soignée. Sa beauté lui doit d’être surnommée très vite « la perle d’Italie » et tout aussi vite mariée à 16 ans à un comte qui la délaisse. Quelques amants plus tard, Virginia -devenue la maîtresse du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II-, se voit secrètement confier une mission qui l’exalte : séduire Napoléon III afin d’influencer ses décisions politiques et contribuer à l’unification de l’Italie. En 1856, l’empereur cède à la belle italienne, lui ouvrant les portes des salons privés d’Europe, avant que le caractère narcissique et vaniteux de sa maîtresse finisse par le lasser après deux ans de liaison.

La Castiglione se mit en scène et se fit photographier plus de deux cents fois, parée de ses plus belles robes et de ses plus beaux bijoux qu’elle achetait dans les meilleures maisons de Paris, Cartier, Boucheron… Avec ses poses et ses angles de vue peu communes, l’élégante comtesse marquera l’histoire de la photographie par sa créativité, très en avance sur son époque.